vendredi 9 décembre 2016

Un boitier pour un Pi 3 + Dac Plus Pro + TFT 2.8"

Placer un Pi 3 + un Dac Plus Pro + TFT 2.8" dans un boîtier ne va pas forcement de soi.
Il faudra forcement bricoler bricoler un peu pour tout faire rentrer dans le boîtier.

Pour commencer, le Dac Plus Pro d'HiFiBerry duplique le GPIO.
DAC+ Pro d'HifiBerry

Il est donc possible de placer un connecteur 40 broches pour venir y placer un TFT 2.8" ou 3.5" d'Adafruit.
PiTFT 2.8" pour Raspberry-Pi
PiTFT 3.5" pour Raspberry-Pi
Tous cela est assez difficile à faire tenir dans un boîtier. Nous avons opté pour boitier SQCase et une entretoise mais il faudra sortir les outils pour faire des modifications.
Boitier SQCase

Entretoise pour boîtier SQCase
La première chose à faire est de réaliser une découpe pour placer les connecteurs du DAC Plus Pro dans le boîtier.
Cela permettra également d'enfoncer complètement le DAC+ Pro sur le Raspberry-Pi
Faire une découpe pour pouvoir placer le DAC+ Pro

N'oubliez pas de souder un connecteur sur le GPIO répliqué du DAC+PRO.

Il est alors possible de placer une entretoise et un TFT 2.8" (c'est jouable).
Ecran TFT 2.8" placé sur le GPIO répliqué... avec l'entroise qui réhausse le boîtier.
Attention à la chaleur
L'espace au dessus du CPU est assez petit... et le Pi 3 est quand même reconnu pour chauffer plus que le Pi 2. Il faudra l'équiper de refroidisseurs et réaliser des trou ou ouïes d'aération dans le boîtier (au niveau du Pi 3)  pour faciliter le refroidissement.


Option avec écran 3.5"
Réaliser cet assemblage avec un écran 3.5" est nettement plus ardu (à la limite du réalisable).
Le TFT est beaucoup plus grand et qu'il sera plus difficile de le faire rentrer dans le boîtier SQCase + Entretoise... principalement parce que le GPIO est déporté sur la carte HiFiBerry DAC Plus Pro.

Il sera également nécessaire de travailler l'entretoise.

Ceci étant c'est faisable... mais pas sans une bonne Dremel 
Il sera nécessaire d'ajuster les les plots de fixation

Suggestion pour les plus adroits
Le principal problème de la mise en place du TFT 3.5" c'est le GPIO déporté sur la carte HiFiBerry. L'idéal serait de placer le PiTFT 3.5" au dessus du GPIO original du Pi 3.

Si vous êtes adroit, vous pourriez envisager de prolonger le GPIO au dessus de la carte HiFiBerry en soudant un connecteur mâle 20x2 au dessus des broches du GPIO qui dépasse de la carte HiFiBerry... ce sera délicat (et plus fragile qu'un Stacking Header) si vous n'êtes pas très expérimenté dans les opérations de soudure.

Il sera peut être nécessaire d'envisager une seconde entretoise (à voir).

Si vous avez le matériel nécessaire, vous pourriez retirer le connecteur de l'HiFiBerry et le remplacer par un Stacking Header

Bon week-end mais surtout...
Happy electronic hacking

mercredi 7 décembre 2016

ESP8266 sous MicroPython - Utiliser un senseur de luminosité TSL2561

TSL2561 - Senseur de luminosité
TSL2561 Mesure de luminosité (en Lux)
Disponible chez MCHobby

Le senseur de luminosité TSL2561 est un senseur de lumière avancé, idéal pour une utilisation dans un large champs d'application relatif à la lumière. Ce senseur est plus précis qu'une photo résistance (CdS) et permet un calcul précis de la luminosité (en lux). Il peut être configuré pour différents gains/gamme de fréquences (gain/timing ranges) pour détecter de la lumière à la volée entre 0.1 et plus de 40,000 Lux.
Ce senseur inclus un régulateur 3.3V et "level shifter" 3-5V (circuit d'adaptation de niveaux logique). Vous pouvez donc utiliser ce TSL2561 avec n'importe quel microcontrôleur 3 ou 5v.
Le plus grand intérêt de ce senseur réside dans le fait qu'il contient deux diodes: une infrarouge et une pour le spectre lumineux entier! Cela signifie que vous pouvez séparément mesurer la lumière infrarouge, le spectre entier or la lumière visible (par nous les humains). La plupart des senseurs peuvent mesurer l'un ou l'autre... ce qui ne reproduit pas fidèlement ce que les yeux humains perçoivent (puisque les yeux humains ne perçoivent pas les InfraRouges pourtant détecté par la plupart des photo diodes).
Ce senseur dispose d'une interface (I2C). Vous pouvez sélectionner une des trois adresses disponibles, ce qui signifie que vous pouvez en brancher 3 sur une seule carte - chacun avec une adresse I2C différente. Le convertisseur Analogique/Digital interne permet de l'utiliser avec n'importe quel microcontrôleur, même s'il n'a pas d'entrée analogique. La consommation en courant est extrêmement faible, c'est pour cela qu'il convient particulièrement bien pour les système d'enregistrement de donnée (data-logging). Environ 0.5mA lorsque le senseur est actif et moins de 15 µA lorsqu'il est en veille.

Montage sur un ESP8266 sous MicroPython
Nous avions déjà vu comment reflasher un ESP8266 pour qu'il supporte MicroPython.

Le senseur peut se brancher comme suit:
Source: Ce tutoriel de MCHobby
Installer la bibliothèque
Vous aurez besoin du fichier tsl2561.py pour pouvoir utiliser ce senseur.
Voyez ce point du tutoriel de MCHobby pour trouver et installer le fichier sur votre ESP8266.

Code d'exemple
Voici le code utilisé pour tester la bibliothèque tsl2561.py
# Mesure de lumière avec Adafruit TSL2561 (ADA439) et ESP8266 MicroPython

* Shop: Adafruit TSL2561 (ADA439) - http://shop.mchobby.be/product.php?id_product=238
* Wiki: https://wiki.mchobby.be/index.php?title=MicroPython-Accueil#ESP8266_en_MicroPython

from tsl2561 import *
from machine import I2C, Pin

# Ne pas utiliser la broche 7 pour SCL parce ce qu'il perturbe la sequence
# de boot lorsqu'une alimentation est branchée sur le connecteur microUSB
# 
i2c = I2C( sda=Pin(4), scl=Pin(2), freq=20000 )

tsl = TSL2561( i2c )
# Lecture d'une valeur
#   Cela activera automatiquement le senseur (ce qui prend du temps)
#   puis effectue la lecture ensuite désactive le senseur.
#   Retourne une valeur en lux (ex: 6.815804 Lux)
print( tsl.read() )

# Note: vous pouvez activer/désactiver manuellement le senseur avec
# active(True/False).

# Vous pouvez changer manuellement le gain et temps d'intégration
# * Le gain peut être 1 ou 16
# * Le temps d'intégration : 0 ou 13 ou 101 ou 402 (0=manuel)
tsl.gain( 16 )
tsl.integration_time( 402 )
print( tsl.read() )

# Vous pouvez également utiliser une sélection automatique du gain (AutoGain)
# (uniquement si vous n'utilisez pas d'intégration manuelle)
tsl.integration_time( 402 )
print( tsl.read(autogain=True) )



Le tutoriel
Vous pouvez poursuivre votre lecture sur notre tutoriel, ou découvrir nos autres tutoriels sur ESP8266 sous MicroPython
Où acheter

samedi 3 décembre 2016

Monitorer l'humidité d'un mur

Petit article de support pour une question support. A la base, il s'agit de monitorer l'humidité avec un Raspberry-Pi... mais selon l'approche utilisée, ce sera un Raspberry-Pi ou un Arduino ou combinaison des deux.

La question
J'ai eu il y a quelques temps une infiltration d'eau sur le mur entre ma salle de bain et ma chambre à coucher. Comme j'ai une armoire sur mesure dans la chambre sur ce mur, je ne m'en suis rendu compte que très tard.

Je voudrais donc placer un capteur d'humidité sur ce mur derrière l'armoire et le relier à un Raspberry Pi 3 qui pourra monitorer l'humidité et me prévenir en cas d'augmentation.

Est-ce que cela vous semble faisable ? Là où je bloque c'est pour trouver un capteur d'humidité qui conviendrait. J'en trouve soit un pour capter l'humidité ambiante, soit pour capter l'humidité dans la terre mais je ne suis pas sûr que cela convienne. Sans parler des protocole utilisés (1-wire, i2c, ...).

Les réponses
La réponse n'est pas simple car il faut tenir compte de plusieurs éléments... a commencer qu'il s'agit de relever l'humidité
  1. Dans un mur. 
  2. Dans un endroit difficilement accessible
  3. Et dont la fiabilité doit être assurée dans le temps
Nous allons donc voir les différentes options qui s'offrent à nous avantage et inconvenient

Les senseur de pluie, Humidité de sol
Senseur de pluie, Niveau d'eau

Senseur d'humidité de sol
Le senseur de pluie (ou niveau d'eau) utilise la propriété conductrice de l'eau pour détecter sa présence.  Plus il y a d'eau et plus les "barrettes" sont en contact l'une avec l'autre... il est donc possible de mesurer la résistance et d'en déduire le niveau d'eau (et/ou la présence).

Ce sont des senseurs qui doivent être couplés à un Arduino (vous pourrez ensuite utiliser la liaison USB-Série de votre Arduino pour communiquer avec le Raspberry-Pi).

Ils sont cependant inutilisables dans notre cas de figure. En effet, la surface de détection est en cuivre (étamé dans le meilleur des cas).
Le senseur est donc très sensible à la corrosion, ce qui le rend très peu fiable à moyen et long terme.

DHT22 (AM2302) - senseur d'humidité

Le AM2302 est une version du DHT22 avec des fils, contenu dans une corps en plastique. C'est un senseur de température et humidité de base et abordable. Il utilise un senseur d'humidité capacitif et une thermistance pour mesurer l'air environnent et produire un signal digital sur une broche/pin data. Ce senseur ne nécessite aucune entrée analogique.
DHT22 (AM2302) disponible chez MCHobby
L'avantage du DHT22 c'est qu'il est directement utilisable avec le Raspberry-Pi (voyez notre fiche produit pour plus de détails).

Attention au placement du senseur!
Il faut relever l'humidité dans mur et pas sur le mur.
Lorsque l'on étudie les procédés d'isolation, on apprend rapidement que la température chute toujours fortement à la jonction entre deux matériaux. C'est le cas dans votre salle de bain et c'est la raison pour laquelle l'eau perle sur le mur (car l'air refroidir ne peut plus retenir une si grande quantité d'humidité, humidité rendue au mur :-) ).
En plaçant le senseur sur le mur, le montage sera très sensible aux conditions de variation de température de la pièce, la mesure ne sera donc pas fidèle.

Je vous propose plutôt le montage suivant:
Vous noterez que le senseur est enfermé hermétiquement dans le mur.
C'est pour éviter:
  • Que la variations de température de la pièce influence le senseur (et le taux d'humidité relative dans la cavité).
  • Que l'humidité déposée sur le mur (cfr effet salle de bain expliqué ci-dessus) ne puisse pas pénétrer la cavité de mesure.
Encore deux points importants à garder à l'esprit:
  • Le DHT22 n'apprécie pas être "mouillé" (100% d'humidité).
    Il faudra envisager le remplacement dans le cas d'un autre accident d'humidité dans le mur.
  • Le DHT22 est un senseur d'humidité capacitif... cela signifie que le senseur se dégrade au fur et à mesure de son utilisation.
    Il faudra donc envisager un remplacement de temps en temps.
Le do-it-yourself
Cette dernière méthode est fort probablement la plus fiable pour une approche à long terme. Elle demandera par contre une étude beaucoup plus importante et sa mise en oeuvre sera aussi plus délicate.

Ceci étant c'est aussi très intéressant, applicable au jardin (voir "senseur d'humidité et arrosage du jardin")

En utilisant des clou enfoncé dans le mur, il est possible de faire un relevé de la résistance entre les deux points à l'aide d'un Ohmmètre.
Le problème restant de trouver un emplacement permettant de faire des relevés fiables et répétitifs (mesure fixe répétée au moins 7 fois).

Attention au choix des clous: Il est préférable d'utiliser des clous qui ne rouillent/s'oxyde pas! En effet, une couche de rouille ou d'oxyde de cuivre (clou en cuivre) va inévitablement modifier la résistance de celui-ci... ce qui va fausser les mesures sur le long terme.
Des clous avec une couche de Nickel (et ou Zinc) seraient normalement plus approprié dans ce cas.
Relevé de la résistance entre les deux clous (durant la nuit)
Dans l'exemple ci-dessus, nous pouvons voir que durant la nuit, la résistance évolue doucement de 185 Ohms vers 188 Ohms.
Cette élévation de résistance correspond à l'augmentation d'humidité dans le mur (eau de ville assez pure, se présente donc comme un isolant injecté entre les deux clou --> donc augmentation de la résistance).

NB: Si l'eau étaient salée (ex: à la mer), cette eau avec plus d'impureté s'ioniserait plus facilement et transporterait donc plus facilement du courant... et la résistance "chuterait" puisque l'on injecte un "conducteur" entre les deux clou.

NB2: Ne pas confondre un mur et un jardin. La terre contient beaucoup d'impureté et de sels minéraux. Par conséquent, nous nous retrouvons dans le cas de "l'eau salée".

Phase de mesure et d'étalonnage
Il est évident qu'une telle approche nécessite le passage par une phase de test et étalonnage à l'aide d'un multimètre.
Il faudra trouver les points de mesure adéquat, plusieurs essaies peuvent être nécessaire avant de trouver l'endroit idéal.
Une fois la résistance de référence déterminée, il est possible de passer a une solution "automatisée".

Montage autour d'Arduino (mais aussi du Pi)
Ce type de mesure est plutôt destinée à Arduino, il sera ensuite possible de relayer l'information sur un Raspberry-Pi par l'intermédiaire de la connexion USB-Série de votre Arduino.
Si, dans notre approche, nous utilisons un senseur numérique (ex: INA219) il est également possible de faire un relevé directment depuis un Raspbberry-Pi

En partant d'une résistance de 185 Ohms (relevée durant la phase de mesure) ET si l'on place une alimentation 12V entre les clous, nous avons un courant de 12 / 180 Ohms = 0.066 mA (66 mA).

Il deviendrait alors possible d'envisager une combinaison comme celle-ci:
  • Un relais: qui permet de mettre les deux clou sous tension le temps de stabiliser le courant avant de faire une mesure.
    Mesures répétées pour pour écarter les lectures erronées.
    Il convient de ne pas laisser continuellement les clous sous tension pour (1) des raisons évidentes de sécurité, (2) ne pas modifier la chimie du milieu mesuré.
  • Un senseur de courant comme l'INA219 peut être utilisé pour mesure le courant qui passe par le clou branché sur la borne positive de l'alimentation 12V.
    A vérifier: la sensibilité du senseur est en adéquation avec "la phase de mesure et d'étalonnage".
Impression perso
Personnellement, je pense que la dernière approche est des plus intéressante aussi bien sur le plan de l'apprentissage que de la technique utilisée.
Cela ne demande pas de matériel coûteux mais un investissement en temps nettement plus conséquent.
Elle aura le mérite d'être utilisable sur le long terme s'il s'agit de surveiller un mur susceptible de présenter un "accident" (s'il est constamment humide, nous allons faire fasse à un problème de corrosion sur le long terme).

L'approche DHT22 brillera par la rapidité de mise en place. Par contre, il faudra réaliser une logette dans le mur (une logette avec fermeture étanche). La nature même du DHT22 nécessitera son remplacement de temps à autre pour préserver un fiabilité optimale.

vendredi 2 décembre 2016

Limiteur de courant pour LED (LED Driver - BCR420UE632)

Voici une petite histoire toute charmante qui explique pourquoi certains produits Chinois ont des prix Chinois :-) et pourquoi il faut être attentif aux détails. 

Une histoire qui explique comment utiliser un LED driver pour corriger la médiocrité de conception d'un produit esthétiquement beau.
 
Petite aventure épicée aux produits chinois
Un beau jour, un charmante madame fait la déclaration suivante:
 "J'ai de très belles branches avec des LED... mais qu'est ce que cela bouffe des piles, il faudrait les raccorder sur un bloc d'alimentation!"
C'est vrai qu'elle sont belles ces branches.
Branche avec LED, acheté sur un ebay chinois
Un option simple mais bancale
Sur le fond c'est simple, vous faite sauter le bloc pile (4x1.5v) et vous le remplacez par une alimentation 5 Volts (c'est 1 volts de moins que le bloc pile mais cela ira).

Il y a forcement une résistance pour limiter le courant... soit une par fleur (dans la fleur), soit dans le bloc pile. A voir lors du démontage du bloc pile.

Explication de comment faire à Monsieur, fer à souder, gaine thermo-rétractable... et c'est emballé.

Manque d'écoute
Un jour plus tard, une nouvelle déclaration:
"C'est vraiment trop chaud, n'y a t'il pas un risque de mettre le feux?"
Ma première réaction est de m'interroger sur ce qui pourrait mettre le feux! Avec de simples LEDs.
Nous branchons donc le tout et attendons un peu... il est vrai que la gaine thermo chauffe à un endroit donné.

Truc & astuce:
Pas de thermomètre? Il faut utiliser utiliser la peau entre deux doigts. Le seuil de douleur se situe entre 50 et 60°C.

Conclusion:
Seuil de douleur atteind... même largement. Ca chauffe à mort la dedans, il va valoir faire une autoposie du montage.
A coup sûr c'est la résistance qui limite le courant qui chauffe de trop (elle dissipe la chute de tension sous forme de chaleur).

C'est vrai que depuis le début de l'histoire il y avait cette phrase "et ca me bouffe des piles!". Tout était dit.
Justement, des piles... 1500mAh pour des LED à 10mA.... cela aurait du percuter plus vite. Ou passe donc toute cette énergie

Autopsie
Comme attendu, après découpe de la gaine thermo (qui fait isolant thermique au passage), nous trouvons une belle et grosse résistance de 220 Ohms. A vue d'oeil on est loin des modèles 1/4w.
La résistance de la mort qui tue qui limite le courant
Une petite mesure de courant nous informe que 150mA!!! passe dedans.

Le puissance consommée est donc P = R*I² soit 220 x 0.150² = 4.95W Arghhhh!
Les lampes halogène de salon font entre 35W et 50W... et c'est déjà du "gaspillage énergétique"!

Pour résumer: la petite madame achetait des piles pour chauffer son bloc pile et accessoirement avoir un peu de lumière.

Une solution sérieuse: Limiter activement le courant!
S'il y a une résistance en série avec la LED c'est pour y limiter le courant.
En effet, une LED est une DIODE électroluminescente. C'est une diode... donc quand elle conduit elle laisse passer autant de courant qu'il y en a de disponible. S'il y en a de trop... elle fera son job, quite à claquer ou brûler (et sent très mauvais).
Il faut donc faire en sorte de limiter le courant à quelque-chose de tolérable (entre 1 et 10mA... jusqu'à 20mA pour des Super Bright).
  • Option 1: utiliser une résistance adéquate
  • Option 2: utiliser une électronique qui ne laisse passer que le courant nécessaire (ni plus, ni moins). Ce limitateur de courant est appelé "LED Driver". Il faut garder à l'esprit que dans notre cas, il faut limiter le courant à 150mA (les LEDs sont montées en parallèles)
LED Driver Infineon BRC 420U E6327
Justement, faisons connaissance avec un chouette composant d'Infineon, le BRC 420U E6327. Il fait exactement ce dont nous avons besoin, préconfiguré pour limiter le courant à 10mA, il est possible d'aller jusqu'à 150mA .
BRC 420U E6327 - LED Driver (SMD) -
Notez le point qui indique la broche 1

L'avantage d'un tel pilote, c'est qu'il n'est pas sensible à la tension. Le courant restera constant même si la tension chute (ex: bloc pile). Comme la luminosité dépend du courant qui traverse la LED, vous êtes assuré de garder une luminosité constante :-)

Vous trouverez la fiche technique ICI mais nous allons décortiquer un peu ce composant bien utile.
Application typique du BRC 420U E6327

Voici quelques explications:
  • EN (1) : sert à contrôler l'activation du LED Driver. Il est possible d'y brancher un signal PMW mais cela augmente fortement la dissipation de chaleur.
    Dans le cas de cet article, nous avons besoin d'un courant de 150mA donc pas question de faire joujou avec du PWM.
  • OUT (2,3,5)  : permet de brancher des LEDs, si vous avez une tension plus élevée (ex: 12v) vous pouvez même les placer en série pour limiter le courant nécessaire pour les faire fonctionner.
  • GND (4) : A mettre à la masse bien évidemment.
  • Rext (6) : optionnelle - résistance inutile si vous utiliser la configuration par défaut de 10mA. Si vous avez besoin d'un courant différent, vous pouvez placer une résistance permettant d'ajuster le courant.
    Nous avons besoin de 150mA pour notre application... nous allons donc utiliser une résistance de 6 Ohms
    (voyez la graphe ci-dessous)
Graphe qui reprend la correspondance entre Rext et le courant qui passe dans Iout.
Vous pouvez par ailleurs noter que le courant reste constant (pour une Rext donné) quelque soit la tension appliquée/disponible :-)

Fin de la parenthèse théorique, nous allons maintenant passer au montage.

Préparer le LED Driver BRC 420U E6327
Vous l'aurez constaté, il s'agit d'un composant SMD / CMS dans un package SC74 (compatible SOT23).
Pour en faire quelque-chose, il faut pouvoir le monter sur un breakout board.
Il vous faudra:
  • Une bonne station de soudure (Weller PU81)
  • Une panne de 0.4mm (4 dixième de mm).
  • De la soudure (0.5mm, 1mm max si vous êtes très adroit)
  • Une bonne loupe de travail (indispensable)
  • Et excellente lumière (aussi vital que la loupe)
Avec un tel matériel, il est possible de souder les LED drivers en faisant bien attention à orienter la broche 1 vers le logo Adafruit.
La broche 1 est identifié par le point sur le composant... faut bien regarder parce qu'il n'est pas toujours facile à repérer.
LED Driver monté sur un Breakout SOT23 d'Adafruit
LED Driver monté sur un Breakout SOT23 d'Adafruit
Travail à la loupe indispensable
 
Montage Final
Pinout du BRC 420U E6327
Avec le brochage ci-dessus et informations présentée plus avant dans l'article, nous pouvons réaliser le montage suivant:
LED Driver avec limitation du courant à 150mA

Cette fois, c'est concluant :-) La chauffe est réduite à néant (ou presque).

Produit Chinois vs Produit Européen
Voici un bel exemple de "You get for what you paid"  (vous en avez pour votre argent).
C'est un beau et joli produit, super bon marché mais contre déplorable sur le plan de la consommation (un jeu de pile toutes les 10 heures dans le meilleur des cas).

C'était un sujet vraiment très intéressant à creuser d'un point de vue apprentissage mais qui serait disposer à payer un technicien pour obtenir un produit techniquement correct? (sur base de l'achat mentionné)

Ce n'est qu'un simple "LED Driver", pourtant, il aura fallut du temps, des connaissances (savoir spécifique), des fournisseurs et un peu de patiente (souder les SMD/CMS) pour arriver à une solution correcte.
Ce temps à malheureusement un "coût".


jeudi 1 décembre 2016

Des clips de montage LED pour peaufiner la présentation de vos projets

Aujourd'hui, nous allons parler d'une de ces petites choses qui font de grandes différences.

Votre projet est terminé et vous le placez dans un boîtier. Faire des trous pour placer les boutons ne présente pas de problème.... mais pour les LED?

Ha oui, les LEDs!!! on n'y pense pas souvent... et soit on utilise des LED pré-montées sur support OU faire un trou approximatif pour placer la LED.
Cette deuxième option, souvent la seule à notre disposition, gâche généralement le résultat final d'un long travail.

Les clips de montage LED 5mm
Voici une solution simple à un problème récurrent: les clips de montage LED
Clip de montage LED 5mm
Sur le principe c'est simple:
  • Vous faites un trou dans votre boîtier (du diamètre correspondant au "clips de montage"
  • Vous glissez la LED dans le "clips"
  • Vous enfoncez le clips + LED dans le trou du boîtier.
Voilà qui offre une parfaite finition pour le placement de LED (5mm) sur un boîtier.
 
Le clips de montage existe également sous la version suivante, sans cône.
Clip de montage pour LED 5mm
Le principe reste le même que pour le clip précédent. Vous disposez en plus d'une bague qui maintient le CLIP en place sur le boîtier.

Où acheter

mercredi 30 novembre 2016

HiFi DAC pro pour les grands amateurs de HiFi

Après le DAC+ d'HiFiBerry déjà reconnu et très apprécié pour sa qualité audio, nous venons d'ajouter le DAC+ PRO d'HiFiBerry à notre gamme.
Cette dernière version d'HiFiBerry DAC+ est plutôt destiné aux grands audiophiles.
HiFIBerry DAC+ PRO

Comme les autres cartes HiFiBerry, cette carte se connecte directement sur le GPIO du Raspberry Pi
Le DAC+ Pro dispose des caractéristiques suivantes:
  • High Quality - 24 bit/192 KHz, DAC Burr-Brown pour la meilleure qualité audio.
  • Jack RCA plaqué or.
  • Volume audio contrôlé matériellement.
    Vous pouvez contrôler le volume de sortie en utilisant "alsamixer" ou n'importe quelle application supportant le contrôle ALSA Mixer.
  • Directement alimenté par le PI.
    Pas besoin d'une alimentation supplémentaire
  • Etage de régulateur de tension ultra-low-noise (à très faible bruit) pour des performances audio optimales.
  • Deux horloges avec un jitter très bien contrôlé (ultra low Jitter) à 22.5792 MHz et 24.576 MHz pour rendre le DAC indépendant du Raspberry-Pi
  • Supporté par la plupart des distributions Linux pour Raspberry-Pi (dixit HifiBerry)
Pour les makers et utilisateurs avancés:
  • Le DAC peut être alimenté avec une source d'alimentation totalement indépendante de celle du Raspberry-Pi
  • Le DAC peut agir comme interface I2S vers un DAC I2S externe (ceci incluant les horloges master de haute-qualité - 22.5792 MHz et 24.576 MHz), la sortie master est bufferisée
Où acheter

mardi 29 novembre 2016

Lutte contre l'obsolescence programmée

L'obsolescence programmée n'est pas un problème récent, mais c'est surtout maintenant que l'on en ressent les impacts.
Source: Josh Mings

La plupart des Makers ne sont pas indifférent à cette problèmatique... il n'est pas rare qu'ils soient d'ailleurs devenu des Makers suite à une rencontre avec l'obsolescence programmée.

Je vous invite à lire l'article suivant paru dans "Le Temps". Un très bon résumé des approches et des initiatives pour prolonger la vie de nos appareils.